lundi 8 mai 2017

Asseyons-nous Gentiment




Hej à Tous!

                Même si nous avons été plutôt discrets sur la toile ces derniers temps, cela ne nous a pas empêchés d’être actifs! Nos derniers ouvrages débutés en plein coeur de l'hiver et terminés au début du printemps se sont concentrés sur le réaménagement de notre campement avec un mobilier plus « historiquement représentatif ».

Et puisque nous manquions à la fois de bancs, pour que tout le monde puisse s’asseoir, mais également de lieu de stockage pour notre matériel : la solution trouvée, fut simple et efficace : la réalisation de coffre-banc ! Le modèle d’Oseberg fut retenu pour remplir cette mission :


Original retrouvé, daté entre 800 et 850 AD

                Nous avons modifié les dimensions afin que ces coffres répondent parfaitement à nos besoins. Comme vous vous en doutez, nous allons en faire plusieurs: quatre ont été produis de tailles différentes et destinés à différents usages.

Les Étapes en Images



Au commencement : il y avait des planches. En quelques chiffres :
7 planches. 4 mètres de long. Entre 30 et 40cm de large. 27mm d'épaisseur.




          
 Avant d'entamer les hostilités... Un Osebern sur Oseberg c'est un peu trop, non ..?

   



Mesures, croquis pour les angles, découpes...
Autant de mots doux à susurrer au bois pour qu'il exauce nos souhaits!
Etape chronophage mais néanmoins indispensable, le rabotage, afin de redresser les planches voilées et d'arriver à une épaisseur de 20mm, autant dire beaucoup beaucoup beaucoup de copeaux...






Après découpe de chaque pièce au gabarit et perçage...Sans être un casse-tête sophistiqué, l'assemblage est un travail à exécuter au moins à deux, juste pour être sûrs... C'est à s'en donner des cheveux blancs, apparemment pour Ottryg.





Vissage avec rectifications éventuelles de ce qui ne va pas, on démembre encore une fois puis c'est le moment d'appliquer de la pâte à bois
(après avoir soigneusement mélangé de la colle et des petits bouts de bois me dit-on à l'oreillette)





Quelques derniers coups de limes, u
ltimes réflexions sur l'existence, et éventuellement questionnement sur le travail accompli jusqu'ici.

Plus que quelques heures de passage à la ponceuse à différents grain (40, 60, 80, 120) et les voici enfin...




Derniers gestes, soins au brou de noix et huile de lin puis séchage.
Ajouts des poignées en cordes et des charnières forgées par les soins d'Osbern pour leur donner toute la maniabilité nécessaire et remplacement des vis par les clous.

Nos jambes ankylosées n'ont plus qu'à bien se tenir : nous pourrons désormais nous asseoir avec aisance sur ces robustes coffres! N'hésitez pas à venir voir de plus près le camp et notre nouveau mobilier lors des médiévales d'Alby-sur-Chéran auxquelles nous vous retrouverons avec joie!

mardi 27 septembre 2016

Loups des Steppes





Il aura fallu une bonne dose d'acharnement pour caler enfin ce week-end de randonnée ensemble. Repoussée deux fois, la date s'intercala par le plus heureux des hasards par deux jours promettant d'être ensoleillés. Sans oublier les neiges des jours précédents censées coiffer les hauts sommets que nous allâmes tutoyer…

Coordonner du monde prend du temps : aussi ne sommes nous réduits qu'à un cheptel de Loups de Midgard : Loreley et Erda, Yngmar, Osbern et Aedan.

Notre groupe de randonneurs du Temps

Après un décollage peu ou prou matinal pour tous, nous voilà au cœur de l'Oisans un samedi matin. Cette contrée offre des paysages basculant entre le grandiose et l'irréel, choisie tout spécialement pour l'occasion. Le plateau d'Emparis, notre objectif, nous écrase de son volume massif, nous autres blottis en contrebas au village de Besse, point de départ.

Tout le monde harnaché et équipé, nous partons à l'attaque des hauteurs en remontant un vallon taillant vers l'Est, à l'assaut de la pente Nord du plateau. Le ruisseau, puis la bétulaie aux troncs striés laisse place à l'alpage jaunâtre qui nous accompagnera sur des kilomètres…

Le rendez-vous avec la steppe.

L'aridité & la glace définissent ce paysage de steppe survolé par les faucons



Mais la montée, d'environ trois heures au total, n'est pas finie. Tandis que certains grimpent allègrement, d'autres peinent. Il est un moment – surtout au début des marches – où le corps s'adapte, et maudit à peu près toute la création : les neuf mondes, soi-même, les autres et l'idée saugrenue d'aller marcher en tenue au fond du monde sur une montagne pelée…



Enfin, le Vent des Cimes nous caresse puis nous emporte tandis que l'ardoise montre à ciel ouvert ses arrêtes écorchées : nous sommes sur le plateau.


A l'abri du vent dans cabane de berger en ruine, c'est le moment de s'arrêter et de procéder aux traditionnels « échanges de fromages » entre amateurs. Le vent, glacial, nous enveloppe dès que nous posons un pas hors de la cabane.


Nous repartons. Il s'agit de gagner le refuge choisi pour la nuit afin de poser nos pénates et d'être plus libres de nos sacs à dos pour explorer le plateau plus avant – notamment les lacs. Les membres ayant préféré les chaussures de randonnée moderne pour la montée troquent ces dernières contre le modèle historique pour fouler l'alpage du plateau, fouettés par le vent.














Un paysage digne du Rohan s'étale sous nos yeux… le velouté des reliefs adoucis par l'alpage jauni en cette fin de saison est strié d'un ruz serpentant paresseusement. Au-delà, vers le Sud, s'étale la Meije, son râteau, le glacier de la Girose, du Tabuchet, surplombé par la déchirure que forme la station des 2 Alpes…
L'incroyable relief de glace flirte avec les cieux, au-delà des 3600m.
Au Nord, les nues enveloppent les Aiguilles d'Arve, côté Maurienne, que nous aurons l'occasion de voir plus tard.


L'Oisans, cette curiosité géologique, ce terrain de jeux...

Traversée d'un gué en sautillant précautionneusement sur les roches, ascension douloureuse : nous voilà au point de chute de ce soir ! Choisi avec soin, il offre une vue grandiose sur la Meije. C'est la pause-bière avant de repartir. Yngmar, Aedan et Loreley ne dorment en effet pas sur place et il est déjà temps pour eux d'envisager le retour. Nous (Osbern et Erda) les accompagnons jusqu'à une bifurcation.


Pour nous, le soleil est encore haut, et la fin de journée pleine de promesses : nous tentons la petite montée pour atteindre le plateau avec les lacs. Au refuge, on nous a conseillé de bien ouvrir les yeux à côté des sentiers…

Et cela ne loupe pas… Sous le regard des hauts sommets, nous foulons un véritable champ d'edelweiss. Exclamations de joie, examen minutieux des spécimens pour ces deux aficionados de botanique que nous sommes.

Les "étoiles d'argent" qui égaient l'alpage doré...

Les lacs sont pour certains partiellement à sec, mais le Lac Noir nous offre toute la noirceur de ses eaux miroir, qui reflètent intégralement cieux et montagnes dès lors que le vent cesse de le rider. Un vrai régal pour les yeux…

Se perdre dans un Ailleurs, mille ans en arrière...

Nous quittons le sentier et nous perdons joyeusement dans l'aridité de l'alpage parsemé d'étoiles d'argent… Jusqu'à une descente hésitante dans des rochers pour finalement regagner le sentier. Le soleil, après avoir inondé d'orange et de pourpre les collines et vallées, tire sa révérence. Et c'est au bord de la nuit que nous arrivons enfin au refuge, où la soirée s'égaiera de discussions avec les randonneurs curieux autour d'un vin.


Le lendemain, l'appel de la steppe reprend. Après être partis admirer le soleil levant au bord du gouffre qui plonge directement dans la vallée de l'Oisans, nous empaquetons les affaires et reprenons la route.


Osbern porte son regard vers l'Est. Espérer l'Horizon : à défaut, l'incarner.

La descente prend bien aussi trois heures en empruntant un autre chemin qui suit le GR un moment avant de bifurquer dans l'ombre agréable et fraîche d'une forêt de mélèzes. Nous laissons derrière nous les alpages dorés agrémentés de plaques rougeoyantes des buissons de myrtilles. La laborieuse descente, où nous observons de haut un renard touffu se mettre à l'abri, nous mène enfin à la civilisation et à l'an deux mil seize.

Merci à tous les membres ayant joué le jeu & venus randonner pour cette formidable excursion complètement hors du temps.

Photos par Lorelyne Photography & Ysambre Fauntography

lundi 25 juillet 2016

Saint Pierre de Curtille : Lâchez les Loups !


Première médiévale de l'année pour les Loups, autant dire que certains grattaient le sol d'impatience après ces longs mois d'hiver à préparer tenues, récurer armes et ruminer souvenirs...!

C'est sous un soleil rieur et pourtant point assassin que le campement s'est établi sur les hauteurs de l'avant pays savoyard, entre le lac du Bourget & les montagnes voisines à Saint Pierre de Curtille.


 

Une première édition pour ces jeunes loups qui sont venus grossir nos rangs depuis peu : 

Aedan
Osbern
  
Birgir
Un air cependant déjà familier pour d'autres qui ont déjà foulés l'herbe du site il y a deux ans auparavant : de quoi se sentir un brin chez soi, et de donner le meilleur qui soit! 


 





Notre fouineuse de plantes favorite s'essaye à la teinture végétale sur laine : des couleurs chatoyantes et étonnantes sortent de la popote : brun, vert, bordeaux et rose successivement mêlés à du brou de noix, de la tanaisie, garance et...Garance.

Birgir a chatouillé les papilles du public avec une dégustation de galettes non levées et d'un pain cuit à l'eau : de quoi rendre perplexe mais vaillant.


Yngmar s'est trouvé un nouveau hobby qui nous débouche les tympans & l'amuse FORTEMENT :




Entre râteliers & ateliers, il n'y a qu'un pas...!


Ranulf aux commandes du "Paris Drakkar" 


Sunhilde expliquant la phonétique et la correspondance des runes

Viking knitt, teinture, jeux de société, tissage au peigne, démonstrations et explications diverses au public ont rythmé nos journées et satisfait nos attentes. Le moment fut agréable et les retrouvailles chaleureuses!

Loreley au tissage au peigne

Erda qui dé-pelotte, Aedan qui regarde, Loreley qui s'inquiète


Merci à Saint Pierre de Curtille de nous avoir à nouveau accueilli & fait confiance, on espère renouveler l'expérience!

lundi 18 avril 2016

Six trous de poteau... & beaucoup de roseaux

Retour sur le week end du 26-27 mars où Yngmar et Erda se sont rendus dans le Morvan, au fief de La Branche Rouge.

Après une longue, loongue route, nous abordons enfin le site qui abrite la belle "maison de l'an mil", dont vous pouvez découvrir la construction dans ce documentaire :



Erda peut vous assurer qu'on y dort très bien !

Ce sera un week end de découverte de personnalités agréables, d'échanges et de dégustation de l'excellente bière maison entre deux réparations du toit (en roseaux, donc) et de pétrissage de pain. Nous mettons comme nous le pouvons la main à la pâte - pour ainsi dire !








Nous remercions encore chaleureusement la Branche Rouge pour son accueil :)

mardi 5 avril 2016

Le dimanche Créatif #4



C'est au jour d'Ostara (lors de l'équinoxe de printemps) que les Loups se sont rameutés pour un nouvel atelier créatif.




 Les vikings sont souvent connus pour l'art de la guerre, mais à cet instant, ce ne sont ni boucliers, ni haches, ni épées qui sont dégainées...Sortez donc aiguilles, fils, bobines & tissus...! Ca va piquer les doigts mais au moins on sera beaux!

Tandis que la douceur gagne l'atmosphère, les esprits se réveillent et les mains s'appliquent aux points à la main aiguillés par des textes de fouille.





De ces travaux naîtront la manche de la tunique de Roald (à gauche), et d'un kaftan qu'Yngmar prend grand soin de patronner avant d'utiliser des matériaux plus nobles (laine, soie...).






D'autres s'échinent à préparer le tissage aux cartes et "décoder" les tours (avant ou arrière) du futur galon. Un tableau à l'apparence obscure mais qui révélera une superbe création... Après quelques longues heures.





Pour d'autres encore, c'est la découverte de l'importance du tracé, de la découpe, et de l'épinglage. Une grande première pour un de nos "aspirant-Loup" qui est venu grossir la meute en commençant un bonnet en laine.





 Et car le secret d'une tenue réussie, c'est le sens du détail... Quelques essais de broderie pour apporter une touche finale aux coutures -tout en les renforçant-. Les yeux les plus avertis sauront apprécier le temps passé et la poursuite "esthéto-histo"...!








Et comme tout travail est une dépense d'énergie, il faut bien trouver un carburant adapté : un bon verre de cidre brut entre deux doigts meurtris!














Afin d'ébranler les avis stéréotypés & autres considérations genrées, une preuve en image que la couture n'est pas destinée qu'aux femmes. Nos mâles étaient en majorité quasi absolue lors de l'atelier! (et dé-con-centrés par intermittence)






D'autres épisodes couturiers seront à venir, n'hésitez pas à vous tenir au courant de nos dates en passant par la page ou le forum! :)




Photos Par Loreley